Les résidents des « villes de développement » d’Israël sont l’or de la terre!

Après avoir campé avec ma famille dans le Golan, vendredi matin, nous commencions à rentrer chez nous à Jérusalem. Quelques kilomètres après la jonction de Tzemach, près du kibboutz Gesher, la voiture s’est retrouvée coincée. Nous essayions tout pour la faire redémarrer, mais rien n’y fait. Que faire? La voiture est remplie de sacs, de matelas sur le toit, ma femme, moi et nos huit enfants sommes coincés dans la nature, alors que dans quelques heures rentre le Shabbat. Qu’est-ce qui va nous arriver? Comment arriver à Jérusalem et avoir le temps de cuisiner et de nous organiser pour le Shabbat? Après quelques tentatives pour trouver une auberge casher dans les environs, qui n ont rien données,  j’appelle mon ami à Jérusalem pour le consulter sur les mesures à prendre. Et il me dit d’attendre un moment et il raccroche. Au bout de cinq minutes environ, il revient vers moi et me dit: Ne t’inquiète pas, quelqu’un viendra bientôt vous porter secours. Et après 15 minutes, un Juif vient de Beit Shéan et me dit, ne vous inquiétez pas, tout est arrangé, bientôt une remorque arrivera pour prendre votre voiture au garage d’Afula et vous, vous venez passer Shabbat chez nous.  Ma femme et moi sommes abasourdis et gênés. Comment pouvons-nous oser débarquer une famille entière de 10 personnes sans préavis et de plus chez des gens que nous ne connaissons pas? Mais vu les circonstances, nous ne n’avons pas pu refuser l’invitation.

Nous arrivons chez eux une heure avant Shabbat, ils nous repartissent rapidement dans quelques salles de bains pour prendre la douche avec tout le nécessaire, serviettes, shampoing, etc., nous nous habillons rapidement et partons avec les hôtes à la synagogue. Nous revenons de la prière et là nous  attend une table de rois, dressée pour plus de 20 places, car les hôtes sont aussi une famille nombreuse. Kiddouch, lavage des mains, bénédiction de Hamotzi avec des belles et grande Hallotes de Shabbat, salades, entrée, chants de Shabbat, repas essentie… tout est délicieux, Divrei Torah ,dessert …    Les enfants sont devenus copains et les parents se sont parlé comme de vieux amis.

Puis le lendemain, déjeuner de Shabbat, Seudah Shlishit, un quatrième repas le samedi soir et comme notre voiture est encore au  garage et que nous n’avons pas le moyen de rentrer chez nous, ils insistent pour que nous restions  chez eux le samedi soir. Petit déjeuner le dimanche matin. Puis le maitre de maison m’emmène avec sa voiture au garage à Afula, tandis que ma famille reste chez eux et déjeune bien sûr, et lorsque la voiture est prête, dans l’après-midi, je retourne à Beit She’an pour chercher ma famille, mais bien sûr, ils ne me permettent pas de voyager avant que je ne déjeune chez eux. Et puis nous disons merci de tout cœur et ils nous remercient d avantage de leur avoir donne le mérite de nous avoir hébergés …..

Une image vaut mille mots et une histoire vaut un million de conférences théoriques. C’est l’amour à son meilleur, sans beaucoup de paroles et sans frime. Cœur pur et simple, rempli d’amour et d’aide spontanée à une personne en détresse.

Messieurs, une telle histoire fait partie de millions d’autres de ce genre dans la vie quotidienne des habitants des « villes de développement » et ce, loin des projecteurs et des caméras.

David Buzaglo de Yeruham, Rina Amar de Kiryat Shmona, Haim Bokobza de Netivot, Rachel Uzan de Tibériade, n’ont peut être pas de maîtrise ni même de licence, mais ils ont une pureté de cœur incroyable. Amour simple, fluide, naturel, spontané. Et pourquoi ? tout simplement, parce que c’est ainsi qu’ils ont vu leurs père et mère emmener régulièrement manger à la maison des orphelins et des personnes qui vivent dans des difficultés financières,. Parce que le voisin solitaire d en face se faisait appelé tonton par les enfants parce qu’ils étaient sûrs qu’il était le frère de leur père tant il  était à la maison. Et malgré le fait que la famille a déjà plus de dix enfants, il est clair que sont toujours invités à la maison tous ceux qui n’ont pas où manger, ainsi que les enfants et le mari de la voisine qui est allé accoucher … etc.,

Et bien sûr, ces personnes sont liées de toute leur âme à la Terre d’Israël, à l’État d’Israël, à l’armée. Ils envoient avec joie leurs enfants à l’armée dans la ligne de feu et même lorsque le fils tombe sur le champs de bataille, ils ne disent pas un seul mot de travers à propos de l’état d Israël. Et ils ont également un lien très fort avec la tradition juive. Rentrez donc chez eux et voyez comment ils décorent leur salon. Par des Photos de Baba Sali et d’autres sommités rabbinique de tous les courants. La cuisine est casher, ils font du kiddush le Shabbat. Un bon nombre d’entre eux se rendent à la synagogue le samedi, et tous s’y rendent les jours des grandes fêtes. Ils honorent les érudits de la Torah, ils aiment la Torah, ils pèlerinent les tombes des justes et leurs font des « hiloulot », ils aiment Jérusalem de cœur et d’âme et, par-dessus tout, le nom de Dieu est courant dans leur bouche …

Je dis sans équivoque que ces personnes constituent en fait la ceinture de sécurité la plus puissante de l’État d’Israël en ce qui concerne l’authenticité de leur lien émotionnel et vivant avec toutes les valeurs fondamentales du peuple juif. Il semblerai que c’est à propos d’eux que le verset dit  « Et l’or de cette terre est bon »

Et puisque l’amour et la foi  sont les pierres angulaires de leur personnalité, ils sont donc les plus appropriés pour élever l’étendard de « Oz le-Israel »

Renforçons nous pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu

Yossef Ben Shoushan

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